100 % DE TAUX
DE RECOMMANDATION *
STAGE
LE JEU EN AUDITION
AU THÉÂTRE
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MOYENNE DE RÉUSSITE
16,9 / 20 *
Session JANVIER 2026
avec Eric Bouvron, Côme de Bellescize, Élodie Menant, Marie Mahé, Adrien Popineau
26 - 30 janvier 2026
Que ce soit sur scène ou face caméra, l’audition est souvent un passage obligé pour pouvoir intégrer un projet artistique. Afin de désacraliser ce moment, cette formation propose aux interprètes des journées intensives pour s’exercer à l’audition au théâtre ou à l’image.
PRESENTATION
Que ce soit sur scène ou face caméra, l’audition est souvent un passage obligé pour pouvoir intégrer un projet artistique. Afin de désacraliser ce moment, cette formation propose aux interprètes des journées intensives pour s’exercer à l’audition au théâtre ou à l’image.
Réussir une audition c’est à la fois être capable d’avoir une proposition forte mais aussi de s’adapter aux directives données. C’est aussi une rencontre dans un cadre professionnel qui exige de trouver sa place dans le registre du projet.
Ce stage permet de s’entraîner aux auditions dans différents cadres et selon les intervenants. Il permet aussi d’identifier les besoins et exigences du milieu pour les adapter aux rencontres professionnelles.
Chaque rencontre se déroule sur une journée. Le matin est consacré à l’audition de scènes travaillées en amont. L’après-midi sera composé d’improvisations, de lectures ou d’autres scènes selon la méthodologie et univers de l’intervenant.e.
CE QUE VOUS ALLEZ VIVRE
1. Un petit groupe pour un accompagnement exigeant et humain
10 participant.e.s maximum, un cadre précis, bienveillant et professionnel pour travailler en profondeur, être vu, entendu et réellement guidé.
2. Une immersion quotidienne dans un nouvel univers de metteur·euse en scène
Chaque jour, vous rencontrez une vision, une écriture, une manière de diriger différente. Auditions le matin, travail l’après-midi (improvisations, lectures, scènes) selon la méthodologie propre à l’intervenant·e du jour. Une expérience rare, qui élargit la palette de jeu, développe l’adaptabilité et ouvre des territoires artistiques inattendus.
3. Une préparation concrète et organique à l’audition
Apprendre à proposer, s’ajuster, répondre à des directions variées, trouver la justesse immédiatement. Une expérience structurante qui transforme durablement la façon d’aborder une audition, de se présenter et de créer dans l’instant.
PROGRAMME JANVIER 2026
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Lundi 26 janvier 2026 : Eric Bouvron
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Mardi 27 janvier 2026 : Côme de Bellescize
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Mercredi 28 janvier 2026 : Elodie Menant
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Jeudi 29 janvier 2026 : Marie Mahé
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Vendredi 30 janvier 2026 : Adrien Popineau
ÉQUIPE PÉDAGOGIQUE
La formation est encadrée par Sophie Chamoux, référente pédagogique du Libre Acteur.
Les intervenant.e.s sont des metteur.e.s en scène de métier qui viennent apporter la richesse de leur expérience en matière d’auditions.
MARIE MAHÉ
Metteuse en scène, Comédienne




Distinctions
Théâtre 13 2022 : Prix théâtre 13 / jeune metteuse en scène
Comment définiriez-vous votre style de mise en scène ?
Tout dépend de la pièce sur laquelle je travaille et ce que je désire raconter. Mon travail et mon approche évoluent, comme moi. En revanche, je dirais que le dénominateur commun à tous mes spectacles pour le moment est le mélange des genres, des styles. Je cherche toujours à briser les codes et les a priori. Combiner du hip-hop, de la musique pop, des survêtements Adidas, avec de la musique classique, parfois de l'opéra, de la drill. Placer les comédien.nes dans un univers à la fois contemporain et classique. J'aspire à ce que mon style soit pluriel dans un univers à la fois cadré et libre, ou la frontière entre réalité et fiction n'est pas évidente pour le public. Je dirais donc pour le jeu : sans filtre. La base de tout : la sincérité du jeu. Sans artifice. Brut. Tout doit sonner vrai, nécessaire et authentique au service d'une mise en scène qui doit toucher tout le monde.
Comment recrutez-vous vos comédien.ne.s ? Et qu’attendez-vous d’eux ?
La plupart du temps, je recrute mes comédien.nes autour de cafés. Essentiellement. Parfois, je les ai vu jouer, je les connais depuis l'école, on me les a conseillés ou je les ai déjà vus en audition. Mais pour moi, la rencontre autour du café est la plus importante, dans la mesure où je peux rencontrer la personne pleinement, sans stress, sans soucis de résultat, sans performance. Cela me permet de parler de mon travail, elle de son parcours et de nos attentes respectives. Pour l'instant, ça a toujours donné lieu à de merveilleuses rencontres ! Alors je prends beaucoup de cafés.
Selon vous, quel est le rôle d’un metteur en scène ? Et comment faire une bonne mise en scène ?
Selon moi, le rôle d'un metteur en scène est de donner à entendre ce qu'il ressent d'un texte pour raconter quelque chose de notre monde. Pour ça, il a besoin de comédien.nes en premier lieu. Le rôle du metteur en scène se densifie alors, à ce moment-là. Il doit orchestrer une rencontre entre plusieurs individus au service d’une cause pour qu’elle devienne commune.
Je pense que l'objectif de tous les metteurs en scène et de tous les comédien.nes, c'est de faire et d'être dans de bonnes mises en scène. Il est donc commun. Il faut se le rappeler, et se le redire, ensemble, car on peut vite l'oublier. Maintenant, il n'y a pas de recette, mais je pense que pour faire une bonne mise en scène, il faut une bonne intention, de bonnes idées, une bonne organisation, une bonne équipe, des bonnes énergies et de bonnes heures de travail ! C'est déjà pas mal.
Quel est le plus gros challenge que vous avez rencontré dans votre carrière ?
Le prix Théâtre 13 : mettre en scène des comédien.nes et des non-comédien.nes diamétralement opposées, sur VIRIL(E.S), un texte que j'écrivais au fur et à mesure des tours, répéter dans une salle de manière intensive à des heures pas possibles, car certaines avaient un autre travail en parallèle, d'autres devaient tourner la journée, des heures de débats, de discussions, sans avoir la fin du spectacle à 5 jours de la première dans le cadre du Prix Théâtre 13, c'était une sacré aventure dont je suis déjà nostalgique. J'ai beaucoup appris grâce à ça.
Quelles sont vos plus grandes influences ?
Ça dépend, mais toujours dans le fil-droit du mélange des genres, je dirais que sur le plan théorique il y a Grotowski, Artaud et Aristote. Sur le plan de la mise en scène : Vincent Macaigne, Joël Pommerat, Ahmed Madani, Mohamed El Khatib, Ostermeier et beaucoup d'autres. Marion Motin, le collectif (LA) Horde pour la danse. Mes plus grosses influences viennent des autres arts, de la lecture, des films, de la musique. Les tableaux m'inspirent énormément, particulièrement du 18e siècle, mais aussi des artistes plus contemporains : Pollock, Mondrian, JonOne. Et bien entendu, la vie, ma vie et ce que je ressens du monde et ce qu'on m'en raconte.
Quelle est la pièce ou le texte que vous rêveriez de monter ?
Ma prochaine création !
Que souhaitez-vous transmettre durant votre stage au sein du Libre Acteur ?
Je désire leur donner un morceau de mon univers et des prières que j'essaie de me répéter tous les jours. Se décharger de tout savoir, de toute vérité, de tout préjugé sur le texte où sur ce qu'on pense. Oser se laisser déranger, porter. Accepter de se laisser surprendre, de ne pas savoir, d'être ridicule, d'être timide, pudique, de prendre en charge, pleinement, d'affronter le regard de l'autre en ne l'ignorant pas, surtout, et sourire. Sourire quand on a peur. Sourire quand on veut s'énerver contre nous-même. De se souvenir que nous avons tous quelque chose à dire, se donner de l'importance, de la légitimité, raconter un texte avec le cœur, de s'en emparer pleinement pour qu'il devienne une nécessité. Il faut qu'ils lisent le SMS de Cologne de Vincent Macaigne.
Sur quels projets travaillez-vous actuellement ?
Je travaille aux côtés des Ateliers Medicis dans le cadre du dispositif "Création en cours" avec la pièce "Cyrano de Bergerac" dans la ville de Clichy-sous-bois. En parallèle, je travaille sur l'écriture de ma prochaine pièce "Coconut Grove FRAC/TURE".
Après des études en histoire de l’art, Marie intègre l’Ecole supérieure d’art dramatique de Paris (ESAD) en 2017. Elle y est notamment dirigée par Cédric Gourmelon, Émilie Rousset, Igor Mendjisky, Serge Tranvouez et Kaori Ito.
À sa sortie en 2020, elle fonde la compagnie DTM 9.4 et met en scène son premier spectacle ADN d’après Dennis Kelly qui s’est dernièrement joué au Théâtre Paris-Villette en 2023.
En parallèle, elle écrit et met en scène son deuxième spectacle intitulé "VIRIL(E.S)" qui interroge les notions de féminité et de masculinité par le prisme de cinq femmes et remporte le Prix théâtre 13 / jeunes metteur·euse·s en scène. Le spectacle s’est joué au théâtre 11 au festival d’Avignon 2023 et est actuellement en tournée.
Aujourd’hui, elle participe au dispositif "Création en cours" aux Ateliers Médicis avec Cyrano de Bergerac et travaille sur l’écriture de sa prochaine pièce.
ADRIEN POPINEAU
Metteur en scène




Comment recrutez-vous vos comédien.ne.s ? Et qu’attendez-vous d’eux ?
Suivant les rôles de la pièce que je souhaite créer puisque je ne mets en scène que des auteurs contemporains. Je réfléchis ensuite à tous les acteur.rice.s que j'ai déjà vu jouer et je les contacte.
Selon vous, quel est le rôle d’un metteur en scène ? Et comment faire une bonne mise en scène ?
Le rôle d'un metteur en scène est d'éclairer au mieux un texte tout en lui donnant la direction personnelle qu'il a su percevoir de l'œuvre. Accompagner les artistes qui l'entourent pour aller dans la même direction. Savoir écouter les propositions de son équipe et les rendre concrètes.
Quelles sont vos plus grandes influences ?
Philippe Quesne, Ostermeier, Régy, Pommerat et le cinéma de Aronofsky, Haneke, Inarritu pour ne citer qu'eux. Le texte que je rêverais de monter c'est le prochain CQFD.
Que souhaitez-vous transmettre durant votre stage au sein du Libre Acteur ?
Partager et essayer de transmettre mon regard sur la direction d'acteur et la mise en mouvement d'un texte. Ma vision et mon approche sont subjectives, je ne fait que donner des directions que j'ai pu mettre créer au cour de mes années de pratiques en tant qu'acteur, metteur en scène et enseignant. On ne crée rien mais on transforme, on s'adapte, on précise une sensibilité. Il s'agira donc d'une rencontre ou nous pourrons échanger nos points de vue. Comme à chaque fois j'apprendrai aussi beaucoup durant cette semaine. Et si je devais résumer mon approche ce serait accepter la complexité pour dissoudre les difficultés. La complexité c'est l'acceptation d'un équilibre inatteignable qui fait de nous des êtres riches et singuliers.
Quel est le plus gros challenge que vous avez rencontré dans votre carrière ?
Il y en a eu plusieurs. Chaque nouvelle création est un challenge en soit. Ne jamais se reposer sur ces lauriers et constamment essayer de se renouveler doit surement être le chalenge le plus complexe.
Quelle est la pièce ou le texte que vous rêveriez de monter ?
"Où vous voyez vous dans 10 ans ?"
Sur quels projets travaillez-vous actuellement ?
Je viens de mettre en scène "Pièce en plastique" de Mayenburg qui sera en tournée l'année prochaine. Je mets en scène un monologue de Mario Batista "Ce qu'on attend, ce qu'on avait déjà". et je suis en montage de production sur "Les Peintres au charbon" de Lee Hall pour 2024.
En 2008, Adrien Popineau est diplômé du CFA d'Asnières, Ecole Nationale ESCA. En 2015 il obtient un Master Professionnel de Dramaturgie et mise en scène à Nanterre. Entre 2011 et 2022 il met en scène "Kids" de Fabrice Melquiot, "Voix secrètes" de Joe Penhall, "Le jeu" d’après "le Jeu de l'amour et du Hasard" de Marivaux, "Géographie de l'enfer" d'Alex Lorette et enfin "Pièce en plastique" de Mayenburg. Il est en cours de création de "Ce qu’on attend, ce qu’on avait déjà" de Mario Batista et en montage de production pour "Les Peintres au charbon" de Lee Hall. Il est soutenu par la DRAC et la Région Normandie depuis 2016. Depuis 2015, il fait partie du comité de sélection du concours Jeune metteur en scène du Théâtre 13. En 2016 il devient professeur d'interprétation pour les deuxièmes années du Cours Florent et obtient son Diplôme d'Etat en mai 2017.
ÉLODIE MENANT
Comédienne, Metteuse en scène, Autrice




Distinctions
Festival Off d'Avignon 2013 : Prix Révélation Féminine Avignon Critique pour La Pitié dangereuse
Molières 2020 : Molière de la révélation théâtrale pour Est-ce que j'ai une gueule d'Arletty ?
Molière du spectacle musicalLes Trophées de la comédie musicale 2022 : Trophée de l'artiste révélation féminine pour Est-ce que j'ai une gueule d'Arletty ?
Molières 2023 :Nominations Molière de la comédienne dans un second rôle pour Je ne cours pas, je vole !
Nomination Molière de la meilleure autrice pour Je ne cours pas, je vole !
Nomination Molière du théâtre public
Comment définiriez-vous votre style de mise en scène ?
Ce qui me plait dans la mise en scène, c'est tout d'abord la direction d'acteur, le travail corporel et la recherche au plateau par le biais d'improvisation. J'aime également jouer avec la mobilité des décors.
Comment recrutez-vous vos comédien.ne.s ? Et qu’attendez-vous d’eux ?
Les auditions sont indispensables pour recruter les comédiens. Je recherche des acteurs malléables, qui aiment répéter, chercher, explorer et qui proposent et s'engagent vraiment. L'humain est primordial également, la dynamique du groupe prime, ainsi que la bienveillance.
Selon vous, quel est le rôle d’un metteur en scène ? Et comment faire une bonne mise en scène ?
Savoir diriger les acteurs ! Ca n'est pas toujours évident, mais être capable de définir des intentions clairement est un exercice très complexe. Une bonne mise en scène est celle qui joue avec le texte, qui l'accompagne, qui s'imbrique dedans et qu'on remarque. J'aime quand elle propose de la poésie, quand esthétiquement elle inspire.
Que souhaitez-vous transmettre durant votre stage au sein du Libre Acteur ?
Le plaisir de jouer, de s'amuser, de savourer une situation, un texte.
De ressentir la chance que c'est d'être acteur.
Quel est le plus gros challenge que vous avez rencontré dans votre carrière ?
Devoir assurer une mise en scène tout en finissant les décors les week-ends (le scénographe ayant déserté), gérer la production et créer la musique.
Sur quels projets travaillez-vous actuellement ?
Je prépare une prochaine mise en scène sur un texte que j'ai co-écrit.
Autrice, metteuse en scène et comédienne, Élodie Menant se fait remarquer avec La Pitié dangereuse, d’après Stefan Zweig, récompensée par le Prix Révélation féminine du Festival d’Avignon 2013. Elle poursuit avec La Peur du même auteur, puis co-écrit et met en scène Est-ce que j’ai une gueule d’Arletty ?, couronné de deux Molières 2020 (Révélation féminine et Spectacle musical). En 2022, elle signe et interprète Je ne cours pas, je vole !, portrait d’une athlète en quête d’absolu, nommé à plusieurs Molières 2023. Actuellement / à venir : elle joue La Voix d’or (biopic musical) en tournée, et elle signe Le gros qui fume comme une cheminée en hiver, qu’elle présente notamment au Festival Off d’Avignon. Son théâtre explore l’intime, la mémoire et l’identité, mêlant adaptation littéraire, écriture personnelle et musique, dans un style à la fois populaire, engagé et poétique.
ERIC BOUVRON
Comédien, Danseur, Écrivain, Metteur en scène




Distinctions
Molière du théâtre privé 2016 pour Les Cavaliers
Nomination Molière du metteur en scène d'un spectacle de théâtre privé 2022 pour Lawrence d’Arabie
Comment définiriez-vous votre style de mise en scène ?
Pluridisciplinaire.
Comment recrutez-vous vos comédien.ne.s ? Et qu’attendez-vous d’eux ?
Il n’y a pas de méthode. Des rencontres. Des stages. Avoir travaillé avec eux avant. J’attends une ouverture d’esprit.
Selon vous, quel est le rôle d’un metteur en scène ? Et comment faire une bonne mise en scène ?
Je vois le travail comme un jardinier qui travail avec d’autres jardinier. Ensemble on se perd dans un bac à sable. Au service de l’histoire. Comment faire une bonne mise en scène? Jardinier en détail et étape par étape soigner « la plante » Ensuite, la nature fera les choses.
Quel est le plus gros challenge que vous avez rencontré dans votre carrière ?
Ouf! Chaque création relève de nouveaux défis.
Quelles sont vos plus grandes influences ?
Au théâtre : Brook, Donnelan, Deborah Warner, Zeami. Toute les formes de danses, les peintres, des sportifs, des philosophes.
Que souhaitez-vous transmettre durant votre stage au sein du Libre Acteur ?
Le plaisir et l’envie d’apprendre, et que rien n'est acquis.
Né en Egypte d’un père français et d’une mère grecque, il grandit en Afrique du Sud, où il
suit une formation anglo-saxonne, suivi d’une première expérience professionnelle
d’artiste et metteur en scène au Théâtre National de Durban, avant de venir en France
parfaire sa formation théâtrale.
Eric Bouvron s’inspire de ses voyages et de ses rencontres insolites pour créer des
œuvres théâtrales où surgissent l’Ouzbékistan à travers Les Cavaliers (son adaptation du
livre de Joseph Kessel, Molière de la meilleure pièce de théâtre en 2016), la Crète de
Zorba (son adaptation du livre de Nikos Kazantzakis), la Mongolie de Marco Polo, (Marco
Polo et l’Hirondelle du Khan), le sud des Etats-Unis de Maya Angelou (Maya, une Voix une
co-écriture avec quatre franco-américaines), la Jordanie des bédouins avec Lawrence
d’Arabie, l’Île de la Réunion avec L’insolent Roland Garros, la Guadeloupe de Maryse
Condé avec une adaptation radiophonique de La Migration des coeurs, ainsi qu’une
adaptation de Moi, Tituba, sorcière noire de Salem, la Turquie avec Paris-Istanbul dernier
appel, une pièce sur la vie de l’auteure Sedef Ecer, et dernièrement sa création et mise
en scène de Cléopâtre, présentée aux festivals Mois Molière, dans les Grandes Ecuries
du Roi, et Avignon au théâtre du Chêne Noir en 2025.
D’autres expéditions sont à l’origine de créations plus intimes : N’Gubi le bushman a été
écrit à la suite d’une déambulation nomade en Namibie, Thé sur la Banquise est le fruit
d’une relation privilégiée avec les Inuits.
Eric Bouvron a tissé des liens étroits et forts avec le festival Komidi à l’Île de la Réunion,
une association dont le but est la democratisation du spectacle vivant sur l’Île. Eric
Bouvron a été choisi pour diriger le volet formation.
CÔME DE BELLESCIZE
Metteur en scène, Auteur




Distinctions
2024 : Nomination au Molière de la comédie pour les Mondial Placard
2023 : Prix Théâtre 2023 de la Fondation Barrière pour Mondial Placard (Texte et miseen scène, Côme de Bellescize.)
2020 : Prix Jeune théâtre de l'Académie Française, récompensant un jeune auteur de théâtre
2019 : Nomination au Molière du meilleur spectacle pour les Beaux de Léonore Confino
2018 : Prix Théâtre ADAMI.
2015 : Prix de la critique Avignon OFF pour Amédée.
2015 : Jeanne au bûcher est élu parmi les dix meilleures performances classiques du New-York Magazine.
2012 Nomination au meilleur spectacle Beaumarchais 2012 pour Amédée.
2005 : Prix Paris jeune Talent.
Comment définiriez-vous votre style de mise en scène ?
Centré sur les acteurs : leur souffle, leur corps, leur sensibilité, leur intelligence et leur imaginaire. Ce n'est pas facile de définir son style : je dirais que j'aime superposer les genres, la comédie, l'émotion et la poésie, et que d'un point de vue thématique, j'aborde souvent des grands sujets de sociétés avec l'envie de me perdre et de perdre le spectateur. J'essaye que ce soit incarné, aussi au présent que possible, c'est pourquoi j'aime les dialogues, les situations, l'action qui avance au présent. Pour moi, c'est un moyen de garder le spectateur toujours actif dans la représentation.
Comment recrutez-vous vos comédien.ne.s ? Et qu’attendez-vous d’eux ?
C'est souvent un assez long processus, à partir d'une rencontre, ca peut prendre du temps avant de trouver le bon rôle, le bon projet. Je suis assez fidèle aussi. Parfois, je recrute par audition quand je n'ai pas d'acteur ou d'actrice dans mes radars pour un rôle en particulier. J'ai besoins d'acteurs très flexibles, qui acceptent de fixer très tard car je cherche beaucoup avec eux.
Selon vous, quel est le rôle d’un metteur en scène ? Et comment faire une bonne mise en scène ?
Comme je monte mes propres textes, il y a un conflit interne entre le metteur en scène et l'auteur. Le metteur en scène est d'abord un "déconstructeur" qui met à distance l'auteur pour explorer le sens de son texte, comme si c'était un objet parfaitement étranger. Je commence le travail sans à priori ni de sens, ni de style. Le rôle du metteur en scène dans ce cas précis, c'est de sentir les lignes qui se dessinent, l'adéquation entre le sens et la forme. Pour la deuxième question, je cherche encore la recette... Je dirais que pour faire une bonne mise en scène, il faut réussir à organiser la rencontre entre ce qui surgit en répétition et la conscience de la structure dramatique.
Quelles sont vos plus grandes influences ?
Quand je suis perdu, je me demande toujours comment Declan Donnellan aurait fait.
Que souhaitez-vous transmettre durant votre stage au sein du Libre Acteur ?
Le plaisir de chercher, de se tromper, de reprendre et de se laisser surprendre.
Quel est le plus gros challenge que vous avez rencontré dans votre carrière ?
La première fois que du public est venu voir mon travail, je crois que je n'ai jamais eu aussi peur de ma vie. J'étais en régie j'ai laissé le public plusieurs minutes dans le noir avant de réussir à allumer les projecteurs... Et je dirais, dans la continuité de cette anecdote, que le gros challenge d'une carrière c'est de continuer à se faire peur, à se mettre en danger.
Quelle est la pièce ou le texte que vous rêveriez de monter ?
Je suis en train d'essayer de l'écrire.
Côme de Bellescize a reçu en 2020 le « Prix du jeune théâtre » de l’Académie Française, récompensant un jeune auteur de théâtre, et a été nominé la même année aux Molières du meilleur spectacle pour sa mise en scène des Beaux de Léonore Confino au Théâtre de la Porte Saint Martin. Avec sa compagnie, le Théâtre du Fracas, il a écrit et mis en scène "Les Errants", "Amédée", "Eugénie", "Soyez vous-même", "Tout Brûle, so what ?" et "Fat", autant de pièces qui mêlent le drame et la comédie et s’empare avec humour, poésie et énergie de grands sujets de société.
Délai d'accès :
-
1 mois avant le début de la formation pour les personnes souhaitant un financement AFDAS
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3 semaines avant le début de la formation pour les personnes souhaitant un financement France Travail
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10 jours avant pour les financements personnels
Accessibilité :
Pour les personnes en situation de handicap, veuillez vous adresser au référent handicap, Tristan Bruemmer, par mail à tristan@libreacteur.com ou au 06 22 14 44 04 afin qu'il puisse assurer la prise en compte de vos besoins.
Durée : 40 heures (5 jours)
Horaires de stages : 10h-19h
Tarif : À partir de 800€ TTC
en financement personnel (les financements AFDAS sont prioritaires - financement France Travail possible)
Effectif : 10 stagiaires
Profils des stagiaires
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Comédien.ne professionnel.le
Prérequis
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Au moins une expérience professionnelle en tant que comédien.ne
OBJECTIFS PÉDAGOGIQUES
• Être capable de fournir des propositions originales
• Savoir répondre aux besoins d’un registre
• Savoir répondre aux directives de jeu
CONTENU DE LA FORMATION
• Travail de scène
o S’adapter aux directives
o Répondre au registre
o Avoir une proposition forte
• Mise en situation professionnelle d’audition
o Improviser
o Découvrir une scène en lecture
o Exploration de différents types de direction d’acteur
Moyens pédagogiques et techniques
• Accueil des stagiaires dans une salle dédiée à la formation
• Documents supports de formation
• Exposés théoriques
• Etudes de cas concrets
Dispositif de suivi de l'exécution de l'évaluation des résultats de la formation
• Feuilles de présence
• Mises en situation
• Questionnaire d’auto-évaluation
• Formulaires d'auto-évaluation
• Certificat de réalisation de l’action de formation
Résultats de la formation
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Taux de recommandation
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Réussites en auto-évaluation
