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Le stage débutera par des jeux d’improvisation collectifs (par exemple improviser à la manière de Shakespeare, de Feydeau, ou encore d’un film d’horreur). Un temps sera ensuite consacré à la discussion des choix de personnages de chacun. À partir de là, la semaine s’articulera entre deux dynamiques : d’un côté des improvisations collectives, de l’autre un travail approfondi sur les propositions individuelles de chaque stagiaire.

ÊTRE MIS.E EN SCÈNE par LÉO COHEN-PAPERMAN

Incarner les rois et les reines d’aujourd’hui (de Hitler à Macron)

6 avr. 2026

10 avr. 2026

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Pendant cinq jours, chaque interprète sera invité à choisir et à incarner un « roi » ou une « reine », c’est-à-dire une personnalité politique qui a marqué l’histoire de son pays. Dans une liste établie au préalable (de Hitler à Macron, en passant par Mitterrand, Hollande, Trump, Poutine, Berlusconi, Sarkozy, Meloni, etc.), chacun choisira son personnage ainsi qu’une musique, un accessoire et un élément de costume pour l’incarner.

À cela s’ajoutera le choix d’un texte à travailler – discours, extrait d’archives, scène de répertoire, chanson – tout est possible. L’enjeu n’est ni la propagande ni la satire, mais de regarder son personnage en face et d’oser lui donner une forme théâtrale. Car à chaque roi correspond, à mon sens, un genre, une esthétique : monologue, discours, improvisation, chant, clown, mime… tout est envisageable pour traduire la politique en théâtre.

Bien sûr, cinq jours sont trop courts pour un projet d’une telle ampleur. Mais ce temps permettra à chaque participant de repartir avec une piste esthétique, un embryon de scène, le début d’un spectacle ou, à tout le moins, une réflexion sur une forme à venir.

- Concevoir et réaliser, en dialogue avec l’intervenant, une proposition théâtrale personnelle
- Trouver du plaisir dans l’adresse directe au spectateur
- Rencontrer ses partenaires au plateau dans la joie et le jeu partagé

Le stage débutera par des jeux d’improvisation collectifs (par exemple improviser à la manière de Shakespeare, de Feydeau, ou encore d’un film d’horreur). Un temps sera ensuite consacré à la discussion des choix de personnages de chacun. À partir de là, la semaine s’articulera entre deux dynamiques : d’un côté des improvisations collectives, de l’autre un travail approfondi sur les propositions individuelles de chaque stagiaire.

LÉO COHEN-PAPERMAN

Metteur en scène, Auteur

Le stage débutera par des jeux d’improvisation collectifs (par exemple improviser à la manière de Shakespeare, de Feydeau, ou encore d’un film d’horreur). Un temps sera ensuite consacré à la discussion des choix de personnages de chacun. À partir de là, la semaine s’articulera entre deux dynamiques : d’un côté des improvisations collectives, de l’autre un travail approfondi sur les propositions individuelles de chaque stagiaire.
Le stage débutera par des jeux d’improvisation collectifs (par exemple improviser à la manière de Shakespeare, de Feydeau, ou encore d’un film d’horreur). Un temps sera ensuite consacré à la discussion des choix de personnages de chacun. À partir de là, la semaine s’articulera entre deux dynamiques : d’un côté des improvisations collectives, de l’autre un travail approfondi sur les propositions individuelles de chaque stagiaire.
Le stage débutera par des jeux d’improvisation collectifs (par exemple improviser à la manière de Shakespeare, de Feydeau, ou encore d’un film d’horreur). Un temps sera ensuite consacré à la discussion des choix de personnages de chacun. À partir de là, la semaine s’articulera entre deux dynamiques : d’un côté des improvisations collectives, de l’autre un travail approfondi sur les propositions individuelles de chaque stagiaire.
Le stage débutera par des jeux d’improvisation collectifs (par exemple improviser à la manière de Shakespeare, de Feydeau, ou encore d’un film d’horreur). Un temps sera ensuite consacré à la discussion des choix de personnages de chacun. À partir de là, la semaine s’articulera entre deux dynamiques : d’un côté des improvisations collectives, de l’autre un travail approfondi sur les propositions individuelles de chaque stagiaire.

Distinctions

  • Présélection à la direction des Tréteaux de France – CDN par le Ministère de la Culture et de la Communication (2021)

  • Artiste associé à plusieurs scènes nationales et scènes conventionnées d’intérêt national (Salmanazar d’Épernay, Théâtre de Charleville-Mézières, Théâtre Louis Jouvet – Rethel, Théâtre National de la Criée – Marseille)

Comment définiriez-vous votre style de mise en scène ?

Par sa diversité ! Ces dernières années, mon travail a pris deux directions différentes. D'une part, je travaille à la création de la série théâtrale Huit Rois (nos présidents), dont l'objectif est de faire le portrait des huit Présidents de la Cinquième République, de C. De Gaulle à E. Macron. L'idée est simple : une proposition formelle forte par Président (opéra pour De Gaulle, comédie onirique pour Chirac, arts numérique pour Macron)... Afin de traduire poétiquement et scéniquement chacun des Présidents. Dans ce cadre-là, l'écriture - l'écriture avec l'acteur, avec le plateau - est au cœur du projet. D'autre part, je monte des textes de répertoire avec le collectif du Nouveau Théâtre Populaire, dont je suis un des membre fondateur. Dans ce cadre-là, j'essaye de développer avec les acteurs une pensée du texte et du spectacle, qui soit la plus organique et la plus radicale possible, afin d'aller au bout du geste (quelle que soit la nature de ce geste : si je veux faire une adaptation très contemporaine, alors, je propose de "foncer" dans le contemporain ; si j'opte pour quelque chose de plus classique, j'essaye de confronter les corps d'aujourd'hui aux habits d'hier, etc...). Le point commun de tous mes spectacles, c'est que l'interprète est au cœur du processus de création.

Comment recrutez-vous vos comédien.ne.s ? Et qu’attendez-vous d’eux ?

Je préfère éviter les auditions. J'aime me retrouver, à l'occasion d'un stage ou d'une lecture, en situation de travail avec les actrices et les acteurs, afin de comprendre si ça "fonctionne" entre nous.

Selon vous, quel est le rôle d’un metteur en scène ? Et comment faire une bonne mise en scène ?

Pour moi, un metteur en scène doit d'abord proposer une vision, une pensée du texte et un espace de jeu forts et cohérents. Il doit ensuite créer une synergie collective qui permettra à chacune et à chacun de s'approprier sa pensée et son geste. Cette synergie collective permet - et c'est très important - au metteur en scène d'enrichir son intuition initiale. Comment faire une bonne mise en scène ? Je n'en sais rien ! Est-ce qu'il FAUT faire une bonne mise en scène ? Qu'est-ce que ça veut dire ? Blague à part, je dirais que travailler le plus possible en amont, en concernant le plus de monde possible (interprètes, collaborateurs et collaboratrices...) permet d'avoir une constance... Et c'est important, la constance : certains spectacles, dans une carrière, sont plus réussis que d'autres. Les succès déterminent un style, marquent un moment dans la vie, permettent d'être identifiés par nos pairs... Mais il importe aussi que nos "ratés" soient... réussis. C'est aussi une qualité de metteur en scène : durer, maintenir une qualité de proposition.

Quel est le plus gros challenge que vous avez rencontré dans votre carrière ?

Monter en 13 jours le Tartuffe de Molière pour le festival IN d'Avignon !

Quelles sont vos plus grandes influences ?

Certains spectacles m'ont marqué : Molière ou la cabale des hypocrite de Franck Castorf, Sentinelles, La Dame de Chez Maxims de Feydeau et Italienne scène et orchestre par Jean-François Sivadier, Ma chambre froide de Joël Pommerat, Democracy in America de Romeo Castellucci, Hamlet de Shakespeare par Thomas Ostermeier, Les Vainqueurs d'Olivier Py, Dom Juan de Molière mis en scène par Yann-Joël Collin, Le Bourgeois, la mort et le comédien par la Compagnie "La nuit surprise par le jour", Notes on the Circus par le collectif Ivan Mosjoukine... Je crois qu'ils ont en commun de ne pas vouloir opposer pensée et émotion, organicité et puissance visuelle. Certains films sont importants pour moi : Valse avec Bachir d'Ari Folman, L'Exercice de l'Etat de Pierre Schoeller, Un Prophète de Jacques Audiard, César et Rosalie de Claude Sautet, la série des Antoine Doinel par François Truffaut, Vérités et mensonges d'Orson Welles, les films des Frères Coen (et notamment A serious man, Inside Lewyn Davis et Burn after Reading). Et sinon, un roman qui m'accompagne depuis quinze ans : Illusions perdues de Balzac.

Quelle est la pièce ou le texte que vous rêveriez de monter ?

Je rêve de finir ma série théâtrale Huit rois (nos présidents) en 2027. Il me reste quatre épisodes à créer. Dans le répertoire classique, j'ai très envie de monter Richard II de Shakespeare et l'Orestie d'Eschyle. Enfin, je voudrais, un jour, adapter au théâtre La Chute, le film d'Oliver Hirschbiegel sorti en 2004 (mais je ne sais pas si c'est possible de le faire en français).

Que souhaitez-vous transmettre durant votre stage au sein du Libre Acteur ?

La joie de faire du théâtre ensemble, l'envie de provoquer des rencontres, l'amour du travail collectif, de l'indépendance intellectuelle et de la précision. L'idée, aussi, que travailler vite - et donc, aller à l'essentiel - peut être salvateur.

Léo Cohen-Paperman, né en 1988, est metteur en scène et directeur artistique. Il co-fonde en 2009 le Nouveau Théâtre Populaire à Fontaine-Guérin, collectif implanté en milieu rural avec l’ambition de rendre les grands textes accessibles à tous. Dans un théâtre construit dans un jardin familial, le NTP développe une aventure artistique et populaire qui rassemblera jusqu’à plus de 11 000 spectateurs par été, avec plus de cinquante spectacles créés en une dizaine d’années. Il y met en scène Shakespeare, Büchner, Claudel, Balzac, ainsi que ses propres textes, et présente notamment Le Tartuffedans la Cour de l’Université lors du 75e Festival d’Avignon.

Parallèlement, il dirige la compagnie des Animaux en Paradis, implantée à Reims, avec laquelle il explore un théâtre mêlant répertoire, écriture contemporaine et formes musicales. Formé à la mise en scène au CNSAD, il collabore avec Christine Berg et développe un compagnonnage artistique en région Grand Est. Il crée notamment Le Crocodile d’après Dostoïevski, Othello, Gulliver et un opéra contemporain à destination des adolescents.

Depuis 2020, il conçoit la série théâtrale Huit rois (nos présidents), consacrée aux figures présidentielles de la Ve République, dont La Vie et la mort de J. Chirac, roi des Français et Génération Mitterrand. Artiste associé à plusieurs scènes nationales et CDN, il est depuis 2023 associé au Théâtre National de la Criée à Marseille.

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